Livre d'or de Sylaphianes

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 Chapitre 11) - Loups et traces de pieds

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Nelofer
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MessageSujet: Chapitre 11) - Loups et traces de pieds   Dim 22 Avr - 11:37

Toutes les gourmandises préférées de Syla flottaient dans l’air surchargé d’humidité brûlante de sa minuscule salle de bain. Elle enjamba la baignoire pour effleurer de son orteil la surface de l’eau dissimulée par un épais matelas de mousse blanche et fine, puis elle s’enfonça entièrement dans l’eau, en prenant garde de ne pas mouiller son précieux carnet vert, elle le posa sur le rebord de la baignoire, l’ouvrit et commença à écrire dans la lueur tremblotante des bougies :

Mercredi 20 Février 2002, un peu plus de18h
Quelle drôle de journée… Je ne sais pas si je dois être contente ou triste. Ce matin il s’est passé un truc vraiment super, j’ai réussi à décrocher un rendez-vous avec le patron du Tournesol. Au début j’étais hyper mal à l’aise, en plus il avait pas eu ma lettre ni mon CV, bon après il les a retrouvé mais c’était encore pire vu que j’avais pas d’expérience, alors du coup je lui ai dit que je fréquentais les bars et les boites de nuits très régulièrement et que le monde de la nuit n’avait plus de secrets pour moi, et j’ai un peu baratiné en lui disant que j’avais un copain barman qui saurait sûrement me conseiller un peu… Et alors là c’est complètement dingue mais ça à marché, il m’a donné un rendez-vous… En tout cas il m’a fait un compliment, il a dit qu’il aimait ma personnalité… enfin bon, je sais pas si il faut que je le prenne bien ou pas parce que c’était juste après que je lui dise que Jeudi à 17h ce serait parfait car j’aurait eu le temps de petit déjeuner… Il à éclaté de rire, alors du coup je ne sais pas si c’était un vrai compliment ou si il se moquait de moi, de toute façon je verrait bien Jeudi. Quand même ce serait génial si j’étais prise, j’aurais enfin un peu d’argent à dépenser, et puis ça ne doit pas être bien compliqué d’être barmaid, servir des verres… c’est à la portée de tout le monde!
Bref, quand j’ai raccroché d’avec le patron du Tournesol, j’étais tellement contente que j’ai attrapé mes affaire et que j’ai filé à la mairie pour avoir mon acte de naissance. J’espérais y trouver le nom de mon père, mais malheureusement, j’ai rien trouvé du tout! Je ne sais pas pourquoi car ils ont vécu au moins un an ensemble après ma naissance, mais… Mon père ne m’a pas reconnu, du moins, aucun nom n’est inscrit dans la case du père… C’est comme si il n’existait pas. Je suis dégoûtée, tout ce que je voulais moi, c’est pouvoir prononcer le nom de mon père et pouvoir y associer un visage lorsque j’en parle… Je me fiche complètement qu’il nous ait abandonné et qu’il ai refait sa vie avec une autre femme et sans doute d’autres enfants, mais j’aurais au moins voulu savoir de quoi il à l’air! Es ce que je lui ressemble? Je ne veux pas m’imposer dans sa vie, et je ne veux pas qu’il revienne dans la mienne, mais j’aurais tellement voulu savoir qui je suis…
J’ai pas pu m’empêcher de pleurer devant mon échec, je n’y connais rien en administration et je ne sais pas par où commencer, je n’ai même pas son nom de famille, juste un prénom et une vieille lettre d’amour… Et ma mère ne m’aideras pas, c’est certain, elle a toujours tout fait pour que je ne me lance pas à sa recherche elle le déteste tellement!
J’avais envie de me changer les idées alors je suis passée à la Fnac et j’ai croisé Dom et Kro, je crois qu’ils ont vu que j‘étais pas bien, mais ils n’ont pas cherché à savoir pourquoi, c‘est chouette de leur part, j’avais pas envie d’en parler de toute façon. Ce soir je suis toute seule, et c’est hors de question que j’appelle Vlad, je suis toujours en colère après lui! Je sais qu’on se réconcilieras bientôt mais si il pouvait apprendre à respecter ses amis ce serait vraiment bien!Je n’exige pas grand chose en fait, juste d’être prévenue en cas de changement de programme, et un coup de fil de temps en temps pour savoir si il va bien… Moi je ferais n’importe quoi pour lui si il me le demandais, il sait qu’il peut compter sur moi, mais moi je ne compte pas sur lui… Je me demande parfois si notre amitié n’est pas à sens unique, Christophe me dit souvent que Vlad profite de ma gentillesse mais je n’arrive pas à le croire. On s’entends tellement bien Vlad et moi, on se comprends, tout les deux, on à un peu la même histoire, on est chacun le miroir de l’autre : Moi j’ai été élevée par ma mère et je n’ai jamais connu mon père car il nous à abandonné. Vlad a été élevé par son père, un mec gentil un peu faible complètement anéanti par la mort de la mère de Vlad qui est décédée peu de temps après la naissance de son fils. Vlad à la chance d’avoir un père super cool, il à le droit de faire tout ce qu’il veut et il partage une complicité incroyable avec lui, j’aurais adoré partager la même avec ma mère, enfin bref… On a tout les deux grandi avec un manque.
Bon je vais lâcher un peu mon carnet, parce que je commence sérieusement à avoir mal aux articulations des mains à force d’écrire, et de toute façon j’ai envie de profiter de mon super bain que je me suis faite couler en rentrant et qui est en train de refroidir. C’est pas le moment d’attraper un rhume.

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MessageSujet: Re: Chapitre 11) - Loups et traces de pieds   Dim 22 Avr - 11:38

Elle posa son carnet au sol et s’allongea dans le bain encore chaud, les yeux clos, elle ne laissa que son visage flotter à la surface de l’eau dont la mousse avait presque totalement disparue. Elle semblait dormir. Quelques minutes plus tard son bras sorti hors de l’eau, il semblait irréel, presque translucide, dans la douce lumière des bougies. Elle se boucha le nez et plongea son visage sous l’eau. Son bras resté hors du liquide miroitant semblait se transformer à la lueur des flammes, il semblait plus lisse et plus pâle et comme taché de couleurs indéfinissables. Syla remonta à l’air libre et s’essuya les yeux avec sa main, attrapa le drap de bain rose qui était étendue sur le pose serviette en plastique, se leva et s’enveloppa dedans pour se sécher. Elle enjamba ensuite la baignoire et la vida avant d’ouvrir la porte de la salle de bain embuée. Une vague d’air froid s’engouffra dans la minuscule pièce et Syla frissonna, elle adorait passer d’une chaleur presque suffocante à une fraîcheur sèche. Le chauffage de l’immeuble était collectif, les appartement étant très petits ils chauffaient très vite, il faisait toujours trop chaud chez elle, et c’était pour cela qu’elle vivait en permanence avec la fenêtre ouverte et le volet fermé. Ce soir là en revanche, son appartement était frais, très frais, dehors il pleuvait toujours et la nuit était tombée, il devait faire environ cinq degrés dehors, Syla avait la peau recouverte de chaire de poule quand elle enfila son peignoir, ses cheveux enroulés dans une serviette, et pour la première fois depuis le début du mois de Février, elle ferma la porte fenêtre de son petit studio pour la nuit.
Il était tôt lorsque Syla s’engouffra sous la couette de son canapé lit après avoir secoué les draps pleins de miettes et de poils de chat. Elle avait envie de se reposer, de réfléchir au calme après cette journée étrange. Elle resta longtemps, immobile dans l’obscurité, au milieu des bruits familiers des animaux qui grignotaient, grimpaient et jouaient. Elle était comme noyée dans l’épaisseur de la nuit, respirant régulièrement, sans bouger, ses pupilles dilatées fixés sur le plafond qu’elle ne voyait pas, elle pensait. Ce n’est que beaucoup plus tard qu’elle commença à somnoler, en songeant à des théories de plus en plus invraisemblables sur ses origines au fur et à mesure que la fatigue la gagnait. Au début elle était réaliste, s’imaginant retrouver un père qui avait reconstruit sa vie autour d’une autre famille, mais les heures défilant son imagination débordante finit par lui dépeindre les aventures tourmentée d’un père espion pour les services secrets français qui avait du changer d’identité en laissant sa famille pour la protéger de quelques ennemis étrangers et qui malheureusement n’avait jamais pu retourner vers elle suite à une perte de mémoire tragique dans un accident d’avion… Et Syla s’endormit pour de bon, paisible et le sourire au lèvres.

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MessageSujet: Re: Chapitre 11) - Loups et traces de pieds   Dim 22 Avr - 11:38

Lorsque le jour se leva, au petit matin, Syla bougeait beaucoup dans son sommeil, elle se tournait et se retournait encore en murmurant des sons incompréhensibles, Béluga grimpa alors sur le lit de sa maîtresse pour voir d’un peu plus près ce qui se passait. Béluga ne comprenait pas l’humain mais il n’avait jamais entendu sa maîtresse prononcer ce genre de sons, même lorsqu’elle dormait…
-Reka (trouver) Phianem (loups), pidra (dans le but) belun (dévoiler) sic (ma, mon, mes) milare (famille)… Reka Phianem… pidra milare… Phianem…
Béluga inquiet d’entendre sa maîtresse chuchoter avec un accent si peu familier, se frotta contre son visage pour la réveiller. Comme la jeune fille continuait à s’agiter dans son sommeil, il décida qu’il devait prendre les chose en main et entreprit de faire la toilette de sa maîtresse en lui léchant activement le front, les yeux et le nez… Si cela n’était pas suffisant, il avait même prévu de lui chanter la sérénade jusqu'à ce que son délire verbal cesse et qu’il puisse retourner se reposer tranquillement. Mais Béluga n’eut pas besoin de fatiguer ses cordes vocales, Syla bougonna et poussa le chat au sol avant d’entrouvrir ses paupières alourdies. Une lumière froide se glissait sous le volet et Syla maugréa :
- Le jour vient de se lever! Il est pas possible ce chat! Elle regarda Béluga qui était assit par terre et qui lui lançait un regard réprobateur.
-Ok je vais te servir tes croquettes mais c’est juste pour pouvoir dormir tranquille! Après tu me laisse roupiller! Elle disait ça en se levant, elle ne prit pas la peine d’essuyer la gamelle avant d’y déverser les croquettes, puis retourna s’assoire sur le lit pour écrire quelque chose sur un papier qui était resté sur la table. Béluga pensa que ça avait du bon parfois de se réveiller de bonheur et fonça sur sa gamelle. Syla se recoucha, ferma les yeux, et se rendormit presque aussitôt. Sur la table, parmi les reste de repas de la veille, quelques gribouillages chiffonnés et un crayon à papier; sur un morceau de feuille on pouvait lire les quelques mots que Syla venait d’écrire avant de se recoucher :
« Trouver les loups ».
Lorsque Syla se réveilla, il était plus de dix heures du matin et pour elle il s’agissait d’un réveil matinal. Elle secoua la tête pour se réveiller totalement et se dirigea vers la cuisine pour préparer son petit déjeuner. Comme elle passait devant les cages, elle vit que les gamelles des rongeurs étaient vides, elle alla donc chercher la boite de nourriture des rats et du hamster pour servir le petit déjeuner de ses protégés avant le sien. Quelques minutes plus tard elle était installée devant la télé, buvant à petites gorgées un chocolat au lait brûlant accompagné d’un jus de fruit glacé. Elle avait posé son petit déjeuner au milieu de la table sans prendre la peine de débarrasser, son regard tomba alors sur le petit bout de papier qu’elle avait griffonné au petit matin. C’est alors que Syla sursauta, une rate gris-argent passa sur la table juste devant ses yeux, Battle-Royale se promenait en liberté. Syla qui avait eu tout d’abord un mouvement de recul du à la surprise, s’approcha pour attraper délicatement l’animal. Syla se montrait prudente, cette rate n’avait pas un caractère facile et Syla en avait déjà fait la douloureuse expérience, une marque en forme de poinçon blanc sur le côté de sa main droite pouvait même en témoigner. Comme d’habitude la rate ne semblait pas d’humeur à se laisser faire, lorsqu’elle vit approcher les mains de Syla, elle se dressa sur ses pattes arrière, le menton levé et les dents apparentes dans une posture menaçante caractéristique. Syla hésita un instant, puis attrapa un tee-shirt et le posa sur la rate qui se débattait sous le vêtement pour en sortir, mais Syla attrapa l’animal enveloppé dans le tissus et l’immobilisa. La rate ne pouvant voir son kidnappeur se laissa emporter jusqu'à la cage sans bouger. Syla ouvrit la cage et y laissa glisser l’animal. Battle-Royale semblait rageuse, elle se lança sur les barreaux pour y passer le nez et les dents, espérant sans doute que Syla en approcherait ses doigts. Syla posa une lourde brique sur la porte de la cage et se retourna vers la cuisine. Syla n’était pas du genre rancunière, et encore moins avec les animaux. Elle se méfiait de cette rate et elle ne l’aimait pas beaucoup, mais cela ne l’empêchait pas de bien la traiter, elle revint de la cuisine avec un biscuit qu’elle tendit à la rate à travers les barreaux, l’animal saisit le biscuit à pleine dent et l’arracha des mains de Syla en le tirant à l’intérieur de la cage avec une force surprenante.
Syla, nullement étonnée par la réaction de la bête, pris son petit cahier vert sur la bibliothèque et s’installa à côté de son chocolat chaud encore fumant. Elle prit le crayon à papier sur la table et commença à écrire tout en continuant de déjeuner :

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MessageSujet: Re: Chapitre 11) - Loups et traces de pieds   Dim 22 Avr - 11:39

Jeudi 21 Février, 10h35
Ce matin Battle-Royale s’est encore enfuie de sa cage. Je savais qu’elle avait appris à ouvrir la porte de sa cage en pinçant l’ouverture avec ses dents et en poussant avec ses pattes avant pour la soulever, mais je pensais qu’en mettant une brique sur la porte ça suffirait à l’empêcher de la soulever et de s’enfuire… Mais apparemment mademoiselle à déjà trouvé une parade, il semble qu’elle ai poussé la brique sur le côté pour pouvoir recommencer son petit manège… Je pense que je vais aller acheter du fil de fer, je l’entortillerais autour de la fermeture, ce sera un peu fastidieux pour ouvrir la cage quand j’aurais besoin de la nourrir mais je crois que là je n’ai plus le choix! C’est quand même dommage qu’elle soit méchante cette rate est un bijou d’intelligence animale. En tout cas pour le moment j’ai juste à espèrer que la brique l’occupera assez longtemps pour que j’aille trouver du fil de fer…
Cette nuit j’ai fais un drôle de rêve, je me suis retrouvée à nouveau dans cette forêt enchantée. Il y faisait nuit cette fois-ci, et je me promenais quand soudain tout est devenu noir et je ne voyais plus que deux immenses yeux verts au dessus de moi. Je n’avais pas peur parce qu’il avaient une expression douce et bienveillante, de plus une voix me rassurait en m’expliquant pourquoi j’étais là. La voix était masculine, grave et calme, elle m’expliquait qu’elle était une sorte de guide pour moi et qu’il fallait que je compte sur elle pour m’aider quand je me sentirais en difficulté. Le regard de la créature était si beau, si magique, que je n’eu aucun mal à la croire. Ses yeux étaient gigantesques, bombés et s’étiraient dans l’intérieur et l’extérieur de l’œil, avec au milieu une pupille fendue comme celle des chats. Mais la plus grande particularité de ce regard c’était leur couleur, l’iris des yeux prenait toute la place il n’y avait pas de blanc dans ce regard d’émeraude, et plusieurs teintes de verts semblaient se mélanger progressivement en tournoyant lentement autour de la pupille dont le pourtour était comme poudré d’or. J’étais subjuguée, et je buvait les paroles qui résonnaient tout autour de moi dans cette langue que je n'arrivais pas à identifier mais qui m'était cependant familière. Je me sentais soutenue, protégée, c’était si réconfortant! Je suis déçue qu’il ne s’agissait que d’un rêve.
A un moment la créature de mon rêve me demandais si il y avait une question que je voulais lui poser, alors comme en ce moment j’ai très envie d’en savoir plus sur mon père, je lui ai demandé où était mon père. Je n’avais pas conscience que je rêvais et je me rappelle que la créature à répondu dans cette drôle de langue que je devais chercher les loups et qu'ils m'aideraient à en savoir plus sur mes origines...

C’est n’importe quoi évidemment! Il ne faut pas attendre grand chose des rêves malheureusement. Mais je me sentais si bien dans ce rêve que j’ai été terriblement vexée que béluga me réveille en plein milieu.
Je suis quand même bien contente de faire des rêves comme ça, ils sont étranges déstabilisant, mais toujours magnifiques et merveilleux et je me sens toujours mieux après en avoir fait un. C’est un peu comme si je m’auto réconfortais lorsque je suis un peu triste, mon cerveau génère des rêves sympas…
J’ai un peu envie de rire en écrivant ça, je me rends compte que je suis peut être un peu cinglée…
C’est incroyable comme le chauffage est mal réglé dans cet immeuble, hier il faisait trop froid dans l’appartement avec la fenêtre ouverte alors je l’ai fermée mais du coup le chauffage à du tourner toute la nuit et il fait une chaleur étouffante ici, je vais devoir rouvrir la fenêtre
.

Elle posa le petit carnet vert dans la bibliothèque, elle avait terminé son chocolat chaud et elle rangea le bol dans l’évier, elle le laverait plus tard. Elle retourna dans le salon, enjamba ses chaussons qu’elle avait oublié devant le canapé encore déplié en lit, et elle ouvrit la fenêtre. Son regard s’arrêta alors sur la petite allée boueuse qui longeait la porte fenêtre, juste devant le volet, dans la boue provoquée par la pluie de la veille, l’on pouvait voir très nettement de grandes empreintes de chaussures de ville. Un homme s’était arrêté là dans la nuit c’était certain. Syla eu un frisson d’angoisse, l’idée qu’un homme ait traversé le muret, la bande de gazon, la haie puis son jardin pour se poster juste devant sa fenêtre, dieu sait combien de temps, ne lui plaisait pas du tout! Es ce qu’une personne portant des chaussures de ville n’avait vraiment pas d’autre endroit pour s’abriter de la pluie? La plus part des gens qui se baladent la nuit à pied portent des baskets… L’imagination fertile de Syla s’enclencha tout d’un coup, et elle claqua la porte fenêtre. Ce jour là, l’appartement de Syla resta hermétiquement clos.

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